Plantsome

« Si seulement faire grandir mon entreprise était aussi facile que de recevoir des paiements. »

Interview avec Axel — fondateur de Plantsome.

Plantsome

Comment tout a commencé

Au départ, Axel, le fondateur de Plantsome, n’était pas spécialement intéressé par les plantes. Ses parents avaient bien une pépinière, mais la reprendre ne l’a jamais particulièrement motivé, contrairement à son frère Thom. Lui, ce qu’il voulait, c’était travailler pour une grosse entreprise. Mais au cours de ses études de commerce, Axel s’est rendu compte que ce type d’entreprise était peut-être un peu trop rigide pour lui : il a alors décidé de monter sa propre entreprise.

« Un professeur m’a un jour dit : “Quand on est entrepreneur, il est important de savoir ce que l’on sait mieux faire que les autres”. Et comme mes domaines d’expertise, c’était les plantes et le numérique, je me suis dit que ce serait sympa de faire quelque chose avec ça. » C’est ainsi qu’est née Plantsome, boutique de plantes en ligne visant d’une part à dépoussiérer l’image des plantes et d’autre part à améliorer l’expérience que l’on en a. « D’un point de vue expérience utilisateur, en termes de plantes, on est encore loin du compte. Les gens qui n’arrivent pas à garder leurs plantes en vie ont tendance à souffrir d’un complexe d’infériorité mais en soi, ça n’est pas si difficile que ça. »

« Comme mes domaines d’expertise c’était les plantes et le numérique, je me suis dit que ce serait sympa de faire quelque chose avec ça. »

Axel Persoon fondateur de Plantsome

Dans la boutique en ligne, des plantes d'intérieur ordinaires sont présentées d’une manière originale

La meilleure expérience utilisateur possible

« Les plantes d’intérieur sont faites pour survivre dans nos salons, à condition qu’elles ne soient ni trop près du chauffage, ni directement au soleil, et qu’on ne leur donne pas trois litres d’eau par jour. » Ce qu’Axel a remarqué, c’est que maintenir les plantes en vie n’était pas le seul souci des clients, mais que les choisir et les acheter était également problématique. « Lorsque l’on arrive dans une jardinerie, on croule sous le choix. On n’a aucune idée de quel type de plante convient à notre situation et on manque souvent cruellement de conseils. Et puis une fois la plante achetée, encore faut-il la ramener à la maison. »

Face à ce genre de défis, une boutique en ligne est la solution parfaite. On peut y trouver des informations détaillées sur le type de plante qui nous convient et qui sera ensuite directement livrée chez nous. Mais Plantsome ne s’arrête pas là : « Nous n’avons aucun contrôle sur ce qui se passe une fois l’achat effectué, mais nous essayons d’influencer les choses. C’est pourquoi nous avons créé notre application, pour vous aider à vous occuper de vos plantes. Vous indiquez où vous vivez, la taille de votre plante et à quelle distance de la fenêtre elle se trouve, et vous recevez des notifications basées sur les prévisions météo locales. Vous pouvez alors arroser votre plante en fonction de ces notifications, sans y réfléchir davantage. »

Les plantes arrivant directement de la serre, elles sont de la plus haute qualité

Faire découvrir la marque

Et cette image un peu ennuyeuse qui colle à la peau des plantes ? « Les plantes ont des noms latins, explique Axel, mais nous avons pensé qu’il serait plus sympa de leur donner des prénoms humains ordinaires, et que cela permettrait aux clients d’avoir une connexion immédiate avec elles. Le Pilea peperomioides s’appelle Marco, parce que cette plante est parfois appelée plante à crêpes et que le footballeur néerlandais Marco van Basten s’est un jour fait traiter de crêpe par un supporter. Notre cactus c’est Bob, parce qu’il boit très peu (en référence aux conducteurs désignés, qui sont appelés Bob aux Pays-Bas et en Belgique). Nous avons également une plante appelée Guus, juste parce que ça sonnait bien. »

Et est-ce que ca marche ? « Nous recevons des emails de clients qui nous expliquent que “Guus n’a pas l’air au top de sa forme” ou que “Marco a des problèmes”. Ils aiment aussi partager les noms de nos plantes sur les réseaux sociaux : “Regarde, cette plante s’appelle comme toi !”. Je ne sais pas si cela favorise la conversion, c’est quelque chose d’impossible à mesurer, mais je pense que oui. C’est pour les gens une manière amusante de découvrir notre marque. On le constate également dans les avis que les clients nous laissent : l’autre jour, quelqu’un expliquait être resté une heure sur notre site, juste parce qu’il aimait notre univers. J’ai toujours pensé que seuls les gens qui ont quelque chose de négatif à dire laissent des avis. Apparemment ça n’est pas le cas : nos clients semblent apprécier notre contenu et vouloir l’exprimer. »

« Le Pilea peperomioides (ou plante à crêpes) s’appelle Marco, parce que Marco van Basten s’est un jour fait traiter de crêpe par un supporter. »

Axel Persoon fondateur de Plantsome

Saisir les opportunités et faire des choix

De tels retours semblent indiquer que Plantsome est sur la bonne voie, même s’il lui reste encore de nombreuses opportunités à explorer. « Notre but est de devenir le plus grand magasin de plantes en ligne d’Europe. Il s’agit d’un marché qui se développe très vite : pour l’instant, aux Pays-Bas, seul 7% des plantes sont achetées en ligne, mais elles devraient représenter 25 à 30 % des ventes d’ici quelques années. Nous investissons actuellement dans cette croissance et espérons doubler nos chiffres cette année avec près de 50 000 plantes vendues en 2019. Notre plus grand défi reste cependant de définir ce sur quoi nous devons nous concentrer. »

« Pour l’année prochaine nous visons l’Allemagne, mais j’estime que notre concept doit d’abord être parfait aux Pays-Bas. Nous sommes toujours une start-up et notre identité n’est pas encore complètement définie. Or, si nous négligeons cette étape, nous risquons de reproduire en Allemagne les mêmes erreurs qu’aux Pays-Bas, mais à une échelle dix fois supérieure. »

Des milliers de plantes sont envoyées chaque année

Un potentiel énorme

« Pour ce faire, nous devons encore travailler sur notre marque. Le packaging est pour l’instant toujours neutre, ce qui nous donne la possibilité de créer un beau design. Nous souhaitons également ajouter un petit quelque chose aux plantes elles-mêmes, car une fois que vous enlevez le packaging, il ne s’agit plus de Plantsome mais d’une simple plante.

Notre application est également un bon exemple des choses que nous pouvons améliorer. Elle se développe très rapidement, alors même que nous n’avons jamais dépensé un seul centime en marketing pour la promouvoir. Il y a donc beaucoup de choses à faire, puisque cette application est également utilisée par des personnes qui n’ont jamais acheté de plantes chez nous. Or, je suis convaincu que les gens qui découvrent notre marque par ce biais finiront par acheter quelque chose. Pour le moment, il s’agit d’une plateforme séparée, uniquement conçue pour envoyer des notifications relatives à l’entretien des plantes. Si nous parvenons à lier comptes et application, le potentiel est énorme. Avec par exemple la possibilité de profiter de réductions et d’acheter une plante directement sur l’application. »

« Nous n’avons jamais dépensé un seul centime en marketing »

Axel Persoon fondateur de Plantsome

« Victimes de notre propre succès »

Pour en arriver jusque là, Axel a dû déléguer. « J’ai construit moi-même la première version de l’application. Mais j’ai beau être un bon programmeur, pour développer une entreprise, cela ne suffit pas. Cette application pouvait supporter environ 25 000 utilisateurs actifs avec chacun plusieurs plantes, mais pas plus. Nous avons reçu quelques avis négatifs à cause de cela, mais la boutique, qui est notre source de revenus, est notre priorité. L’application s’est développée tellement vite que nous avons été victimes de notre propre succès : c’est la raison pour laquelle nous l’avons externalisée. »

« Tout comme la boutique en ligne, d’ailleurs. Elle fonctionne avec Shopify : j’ai construit la première version moi-même, mais nous travaillons désormais avec une agence numérique. Je continue à orienter l’équipe, mais ce sont eux qui font le boulot. De cette manière, je peux me concentrer sur la croissance de l’entreprise. »

La boutique en ligne de Plantsome tourne sur Shopify et l'intégration de Mollie a été chose facile

« Un état d’esprit similaire au nôtre »

Même scénario pour les paiements, explique Axel : « Je suis tombé sur Mollie en cherchant un moyen d’ajouter iDEAL sur Shopify - le choix fut vite fait. Mollie était à la fois simple d’utilisation et axé développeurs, deux choses qui ne vont normalement pas ensemble et qui me convenaient parfaitement. C’est toujours le cas, d’ailleurs. Le tableau de bord est super pratique et un simple clic suffit pour ajouter une nouvelle intégration. La raison initiale de mon choix était tout simplement pratique : je n’ai même pas envisagé les autres sites car ils me semblaient loin d’être aussi simples et efficaces.

Quand je me suis penché sur Mollie, j’ai juste vu une chouette entreprise, avec un état d’esprit comparable au nôtre. On peut facilement se faire une idée de la manière dont elle fonctionne, voir qui se cache derrière. C’est aussi pour cette raison que Mollie me paraissait plus attrayant que les autres fournisseurs de paiement. Le sentiment de ne pas travailler avec quelqu’un de froid et de distant, mais avec quelqu’un qui est content d’être là, qui vous reçoit en ami et prend du plaisir à vous aider. Plantsome a encore bien des défis à relever pour la suite, mais pas en termes de paiement, et c’est quelque chose dont je suis très satisfait. »

« Quand je me suis penché sur Mollie, j’ai juste vu une chouette entreprise. »

Axel Persoon fondateur de Plantsome

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« Nous sommes loin d'être des développeuses, mais grâce à Mollie nous n’avons plus à nous soucier de ça. » — Anne, Vedder & Vedder